Louis de Funès
Louis de Funès Pile électrique et face atomique La Cinémathèque française consacre pour la première fois une grande exposition à un acteur, un petit bonhomme né de parents espagnols devenu le plus populaire des comiques français. Né Louis, Germain, David de Funès de Galarza, le 31 juillet 1914 à Courbevoie, Louis de Funès est mort le 27 janvier 1983 à Nantes, à soixante-huit ans. Dans la seconde moitié du XX e siècle, il va imposer progressivement son rythme à des films dont il finit par prendre possession, pour devenir l’auteur-compositeur de personnages à sa démesure. Passionné de jazz, admirateur d’Erroll Garner et du virtuose Oscar Peterson, Louis de Funès gagne péniblement sa vie pendant la guerre comme pianiste de bar. Devenu acteur, le jazzman propose des variations sur le même thème et améliore sa partition de film en film. Son point d’orgue est un point d’exclamation. Combien de fois explose-t-il dit : « Foutez-moi l’camp ! », « Paf ! », « C’est pas possible ?! », « Ma biche ! », « C’est fini, oui ?! »… Numéro 1 à cinquante ans Daniel Gélin lui donne sa chance, Sacha Guitry sa confiance et Claude Autant-Lara l’enferme face à Gabin et Bourvil dans la cave de La Traversée de Paris . De Ah ! les belles bacchantes ! au Petit Baigneur , de Funès partage la fantaisie délirante des Branquignols de Colette Brosset et Robert Dhéry.